Lundi 29.

Dimanche, 22H04. Parce que l'on ne change pas les bonnes habitudes, surtout quand elles fonctionnent parfaitement, je commence à écrire mon article de demain. Et parce que j'ai tout compris, je sais même comment faire pour que mon article de demain, que je commence aujourd'hui et que vous lirez donc demain alors que pour vous maintenant, c'est aujourd'hui, porte la date de demain, donc d'aujourd'hui. Ce n'est pas si compliqué qu'il y parait.
22H07. J'ai froid à mes pieeddsssssss !
C'était, ma foi, un dimanche bien sympatoche, comme on les aime. Cool. Zen. Tranquillou.
Le matin, j'ai eu du mal à me mettre à la bonne heure, les coquines de pendules qui n'affichent pas la même heure, laquelle heure je choisis, maintenant ? J'ai traîné au lit, avec mon livre, mon café, mes tartines, le bonheur, juste ça, vous dis-je. J'ai reçu un email de POCKET, qui m'a donné envie d'un livre (deux, même, mais surtout un, j'avoue....) et je viens de recevoir mes livres de Mo Hayder, j'suis à la bourre dans mes lectures, je suis une lectrice overbookée !!! Ensuite, je suis allée me préparer, après un second café, pour aller déjeuner avec ma Mam au resto chinois, dans mon resto chinois préféré s'il vous plait ! Au menu, nems et crevettes au caramel avec riz nature, pas de dessert. Par contre, les petites gourmandes que nous sommes, sont allées à la patisserie, prendre un macaron à la pistache (pour Mam) et une tarte aux pommes (pour môaw) pour notre petit gouter à 16H !!! Miam miam ma tarte aux pommes, je me suis régalée, qu'elle était bonne, j'en rêvais depuis fort longtemps de cette délicieuse tarte aux pommes.... J'ai ensuite trainé.... J'ai bouquiné. J'adore faire ça. M'isoler dans mon livre. Plus rien ne m'atteint. Ne me touche, ne me frôle, ne m'effleure. Rien de rien, je suis ailleurs, dans mon bouquin, et je raffole de ça. Mon tel a sonné, alors que je mijotais, tout en lisant, un article dans ma tête, pour mon blog chéri, je pense à tout plein de choses à la fois..... C'était ma petite soeur, pour aller faire une ronde sécu avec elle (elle bosse dans la sécurité). On a papoté, critiqué, rigolé, elle m'a aussi offert un SPLENDIDE ours en peluche.... Que voilà en photo.

L'est beau mon nounours, hein ? J'suis amoureuse !
Retour à la maison, une tisane pour Mémé Lô, et zou, sous la couette, les pieds gelés !
Régime, régime. En ce lundi, début de semaine, envie de papoter d'un sujet qui me tient à coeur, le régime. Je suis actuellement entre 67/68 kilos, donc, quand je frôle le 69 j'hurle un coup et je dis STOP parce que non, 69 c'est le dernier pas avant le 70 et non, pas de changement de dizaine. Je rêve, oui oui, je rêve, ou j'ai envie, je ne sais comment le dire, d'arriver à 65. Même 63. 63/65. Pour m'éloigner de ce 70. Parce que j'ai envie. Parce que voilà quoi. Mais il me manque quelque chose d'important, ces temps ci. Et ce quelque chose, ça s'appelle....
LA MOTIVATION.
Quand j'y réfléchis, j'ai eu peu beaucoup perdu la mienne. D'ailleurs, si quelqu'un la retrouve, merci de me le dire....! En résumé, je me fais plaisir (ah ça oui Cocotte, tu peux le dire, vu ta consommation de bonbecs.... Ou de chocolat !!!), je me surveille juste pour ne pas reprendre de poids, mais quand il s'agit de perdre.... Je traîne la papatte. Et ça me frustre. Oui, je n'ai pas trop l'air, peut-être, mais ça me frustre. Parce que j'ai vraiment envie d'y arriver, à mon 65, je ne vois pas bien ce qui me retient, d'ailleurs.... Il me faut juste de la MOTIVATION. C'est tout. C'est vraiment tout....

Mais non. Motivation perdue. En recherche de motivation. Alors forcément quand je me pèse, la balance, elle ne bouge jamais. Parfois, à la hausse, souvent même. Mais à la baisse, rarement. J'oscille entre le 67 et le 69. Je positive, je me dis, je stabilise, mais bon, depuis fin juin.... 4 MOIS. C'est énorme, là. Enfin, c'est beaucoup, dirons nous. J'ai vraiment envie de perdre encore quelques grammes, tout en ne souhaitant pas me brusquer. Il serait donc de bonne augure que je me reprenne un peu en main et notamment, le contenu de mon assiette. Tranquillement, sereinement... Envie d'essayer. Sans me faire "mal", sans me priver. Envie d'aller au bout de mes rêves. Si je suis capable de me stabiliser à 67/69, je peux aussi le faire à 63/65.

Alors histoire à suivre.... Le scoop du jour, la p'tite Lô reprend tente de reprendre le régime, lentement mais sûrement....
C'est quand même compliqué, le régime. Non ? Faut se surveiller, toujours. Finalement, le plus dur ce n'est pas le régime, oh je ne dis pas non plus que c'est facile, surtout quand on souffre.... De trucs. J'ai pas envie de dire "TCA", juste parce que je n'aime pas ce mot, juste parce qu'affronter la réalité, lorsqu'on s'empiffre d'un camembert à l'écoeurement, ce n'est pas facile du tout. Je suis boulimique. Bienvenue, Lô. Dans le cercle des boulimiques anonymes en délire. 110 kilos, ça laisse des traces, hein. Quand je rencontre "une grosse" (rien de méchant dans ce mot), j'ai juste très mal. Comme hier, à la patisserie. J'ai mal de "moi". Je ne sais pas expliquer. Je ne sais même pas si je me l'explique moi même ? J'ai mal, j'ai peur. J'ai honte. Je le vis mal. Lô, ex-grosse, qui ne supporte pas les autres, dans le genre irrespectueuse, intolérante, je me pose là et pourtant je le jure, ce n'est pas le cas. Je ne sais pas expliquer ce que je ne m'explique pas moi même qu'autrement que "j'ai peur de regrossir". J'ai peur, et puis c'est tout. Et bizarrement, j'ai parfois envie de hurler (mais ça reste du domaine de l'envie, je ne le fais jamais !) : j'ai pesé 110 kilos. C'est nul, non ? Un besoin de reconnaissance à la con, sûrement.
Boulimie, ex-boulimique. Je n'ai plus de crises. Je ne dis pas que je ne gloutonne pas, parfois. Je m'achète des becs, je me prépare à une orgie, je regarde ma boite, je fais les gros yeux, je prends ma grosse voix "ah ah ah je vais TOUS vous manger" et ça me rends DINGUE de les voir hurler de terreur, les p'tits becs ! Sauf que je ne mange jamais toute la boite (enfin, pas en une fois....) et ça aussi, ça me fait drôle. Un peu comme quand au resto, je n'ai plus faim alors je zappe le dessert. Cette normalité dont j'ai tant rêvé et qui devient parfois un peu la mienne....! Qui est souvent la mienne, mais toujours cette petite pensée obsessionnelle liée à la nourriture, de tout ce que je voudrais engloutir pour me remplir.
Alors voilà, lundi matin, je me suis pesée, avant le café, avant les tartines à la confiture, après le pipi (super important !!!) et tout va bien, RAS. Dans le 68, la vie est jolie et tout, et tout. Je ne psychote plus sur ma balance. Je me pèse tous les matins, parfois je zappe un matin et je le vis bien. Je ne me pèse plus le soir. Parce que ça me traumatise de me peser le soir mais parfois c'est plus fort que moi et là je me fustige toute seule : bien fait, tu n'avais qu'à ne pas te peser le soir, tu n'as pas honte, tu es grosse, etc. Je ne veux pas faire de ma balance, le point central de mes journées, pire, de ma vie. D'un autre côté, je refuse de me faire mal en me forçant à ne me peser une fois par semaine, je n'y arrive pas, c'est au delà de mes forces. Je veux être zen avec ma balance, même si ce n'est pas toujours facile. Je veux être zen, et sourire de mon p'tit bourrelet dans le miroir. Je veux être zen, ne plus avoir peur de grossir, reprendre un kilo en me disant que je le gère sans souci. Parfois je me dis que je reviens de loin et qu'il est normal d'avoir certaines peurs. Comme celle de regrossir. Parfois je me dis que les peurs, ce n'est pas facile à assumer. Parfois je me dis que "110" c'est un tatouage que je porte en moi, que personne ne voit, sauf moi. Une cicatrice (en quelque sorte), que je porterai à vie.
Parfois, je me relis et je me dis, mais quelle piplette cette Lô. Je papote, je papote. Comme aujourd'hui.
Dimanche, 23H20. Non, je ne suis pas là à écrire depuis 22H04, entretemps j'ai fait d'autres trucs. J'ai toujours froid à mes pieds-pieds !
Je voudrais finir cet article sur une fin pleine d'optimisme, mais pas facile. Ceci dit, je ne veux pas passer pour une nana triste et complexée, mes complexes, je les vis mieux. Je me dis qu'ils font partie de moi. Je me sens bien. Je me pose toujours plein de questions, certains jours, et puis d'autres jours, je vire à l'autiste. Mais tout ça, je le vis bien, j'avance. Je crois que je vais arrêter là ma prose pour ce soir. Parce que j'ai toujours froid aux pieds, que mes yeux picotent, que j'ai envie de me glisser sous ma couette. Parce que demain est un autre jour.
Lundi matin, 9H36, je m'éveille, je suis venue là poster mon article, pendant que les tartines grillent et le café coule.... Mmmmmmmmmmmm que ça sent bon.... Je retourne sous la couette avec mon livre, me voilà presque à la moitié, je vous le conseille, ce bouquin, il est vraiment bien, il parle juste de la vie, la vôtre, la mienne, la nôtre.
Par Miss Tagada, Lundi 29 Octobre 2007 à 09:00 GMT+2 dans Au quotidien. (article, RSS)





